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	<title>Isabelle, auteur/autrice sur FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</title>
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	<description>Femmes du monde et réciproquement est une association féministe dédiée aux droits des femmes à l&#039;international.</description>
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		<title>Fiorella Herrera : « Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 15:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Péruvienne Fiorella Herrera est une défenseuse de l’environnement et la fondatrice de We Can Be Heroes, une ONG qu’elle dirige depuis plus de 10 ans et qui a mis en œuvre plus de 70 projets socio-environnementaux dans des communautés autochtones et vulnérables à travers le Pérou. Elle a commencé à militer après avoir trouvé un dauphin mort, ce qui l’a amenée à se donner pour mission de protéger la biodiversité tout au long de sa vie. Elle œuvre actuellement à la protection de 25 000 hectares de la forêt amazonienne et a formé plus de 2 600 jeunes à la conservation, à la justice climatique et au leadership orienté vers un but précis. Représentant le Pérou dans des organisations mondiales telles que l’ONU, la FAO et Global Shapers, elle imagine un pays connu non seulement pour sa gastronomie, mais aussi comme un leader en matière de protection de l’environnement et de droits humains. Elle est convaincue que lorsque l’on met son âme dans ce que l’on fait, l’impact est durable. Fiorella Herrera, vous êtes une femme engagée pour les droits environnementaux et les droits humains dans votre pays, le Pérou. D’où venez-vous, que vous faites-vous ?  Je suis étudiante en biologie marine et défenseuse des droits environnementaux, de la justice climatique, du développement durable et des droits des communautés indigènes, natives et paysannes. Depuis 2017, je représente le Pérou en tant qu’ambassadrice des Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU et je participe à diverses initiatives telles que Global Shapers, la communauté WECAN de la FAO et la commission environnementale du district de Miraflores à Lima, entre autres. Je suis la fondatrice de l’ONG We Can Be Heroes, qui renforce les capacités des jeunes volontaires à développer des projets socio-environnementaux sur la côte, les hauts plateaux et dans la jungle, qui ciblent les communautés indigènes, autochtones et vulnérables du Pérou. Notre travail vise à lutter contre le changement climatique et nous protégeons aujourd’hui 25 000 hectares de forêt primaire en Amazonie péruvienne, en partenariat avec des acteurs locaux. Quelle est la situation des droits fondamentaux et de l’égalité entre les femmes et les hommes dans votre pays ? En ce qui concerne mon pays, le Pérou reconnaît les droits fondamentaux dans sa Constitution, mais leur mise en œuvre est inégale, en particulier dans les zones rurales et les territoires des peuples indigènes. Les communautés sont constamment menacées par les conflits socio-environnementaux et les activités extractives [ndlr. prospection et exploitation des mines et carrières et ressources naturelles] Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un grave problème dû à la modification de la loi forestière 31973, qui autorise l’exploitation des ressources naturelles en Amazonie péruvienne. Où en sont les discriminations contre les femmes dans votre pays ? Bien que des progrès législatifs aient été réalisés sur les questions d’égalité des sexes, des lacunes persistent dans l’accès à la justice, la participation et la protection des femmes. Les inégalités salariales sont actuellement importantes : seuls 37 % des travailleurs dans l’économie formelle sont des femmes, tandis que les hommes représentent 63 %, et les niveaux de violences faites aux femmes restent élevés. Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la situation. Quelle est la cause principale pour laquelle vous luttez dans votre pays et pourquoi est-ce prioritaire selon vous ? Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes, en protégeant les écosystèmes de la jungle, des hauts plateaux, de la côte et de l’océan. J’ai choisi cette cause parce que je me sens profondément liée à la biodiversité de mon pays : un territoire mégadivers où chaque espèce, chaque forêt, chaque rivière et chaque communauté a une valeur unique et irremplaçable. Lorsque j’ai trouvé un dauphin mort sur la plage en 2013, j’ai compris que je ne pouvais pas rester indifférente. Ce moment a marqué le début d’un chemin de lutte et d’amour pour la nature. Depuis, je consacre ma vie à la protection de la vie marine, des forêts amazoniennes, des montagnes andines et des territoires des communautés indigènes et vulnérables qui sont les gardiennes de ces écosystèmes. À travers mon organisation We Can Be Heroes, je travaille avec les jeunes et les populations locales pour lutter contre le changement climatique par des actions concrètes, en promouvant des projets socio-environnementaux qui naissent des territoires. Pour moi, la défense de la biodiversité n’est pas seulement une cause environnementale : c’est une mission de vie, un acte de justice et une façon d’honorer l’avenir que nous voulons construire. La nature et l’humain sont donc indissociables. Dans votre engagement, est-ce que vous vous heurtez à des obstacles spécifiques du fait que vous êtes une jeune femme ? Oui, en tant que jeune femme et activiste, j’ai rencontré plusieurs obstacles, en particulier dans les régions rurales et en Amazonie, où le machisme est encore profondément ancré dans de nombreux espaces. Plus d’une fois, j’ai eu l’impression que ma voix n’était pas prise au sérieux ou que quelqu’un de plus âgé ou de plus masculin était censé mener les conversations, même lorsque j’étais en charge du projet ! Au cours de nos travaux de conservation dans la forêt tropicale, par exemple, j’ai dû faire preuve de deux fois plus d’engagement et de connaissances pour être entendue. J’ai reçu des commentaires condescendants et j’ai dû franchir des barrières culturelles qui minimisent ou délégitiment le rôle des femmes dans les questions techniques, environnementales ou de leadership communautaire. N’est-ce pas un peu décourageant parfois ? Non, ces défis ne m’ont pas ralentie, au contraire, ils m’ont renforcée ! Je crois fermement que notre présence transforme les réalités. Chaque fois qu’une fille ou une jeune femme d’une communauté amazonienne me dit qu’elle veut défendre la nature comme moi, je sais que nous ouvrons la voie à d’autres femmes pour qu’elles prennent le leadership sans crainte, à partir de leur identité, de leur territoire et de leur force. Pour moi, chaque obstacle que je rencontre finit par être une opportunité : soit pour m’améliorer, soit pour ... <a title="Fiorella Herrera : « Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes »" class="read-more" href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/fiorella-herrera-mon-principal-engagement-au-perou-est-de-defendre-les-droits-environnementaux-et-la-vie-sous-toutes-ses-formes/" aria-label="En savoir plus sur Fiorella Herrera : « Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes »">Lire la suite</a></p>
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									<p><b>La Péruvienne Fiorella Herrera est une défenseuse de l’environnement et la fondatrice de </b><i><b>We Can Be Heroes</b></i><b>, une ONG qu’elle dirige depuis plus de 10 ans et qui a mis en œuvre plus de 70 projets socio-environnementaux dans des communautés autochtones et vulnérables à travers le Pérou. </b><b>E</b><b>lle a commencé à militer après avoir trouvé un dauphin mort, ce qui l’a amenée à se donner pour mission de protéger la biodiversité tout au long de sa vie. Elle œuvre actuellement à la protection de 25 000 hectares de la forêt amazonienne et a formé plus de 2 600 jeunes à la conservation, à la justice climatique et au leadership orienté vers un but précis. Représentant le Pérou dans des organisations mondiales telles que l’ONU, la FAO et Global Shapers, elle imagine un pays connu non seulement pour sa gastronomie, mais aussi comme un leader en matière de protection de l’environnement et de droits humains. Elle est convaincue que lorsque l’on met son âme dans ce que l’on fait, l’impact est durable.</b></p><p><b>Fiorella Herrera, vous êtes une femme engagée pour les droits environnementaux et les droits humains dans votre pays, le Pérou. D’où venez-vous, que vous faites-vous ?</b> </p><p>Je suis étudiante en biologie marine et défenseuse des droits environnementaux, de la justice climatique, du développement durable et des droits des communautés indigènes, natives et paysannes. Depuis 2017, je représente le Pérou en tant qu’ambassadrice des Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU et je participe à diverses initiatives telles que Global Shapers, la communauté WECAN de la FAO et la commission environnementale du district de Miraflores à Lima, entre autres.</p><p>Je suis la fondatrice de l’ONG We Can Be Heroes, qui renforce les capacités des jeunes volontaires à développer des projets socio-environnementaux sur la côte, les hauts plateaux et dans la jungle, qui ciblent les communautés indigènes, autochtones et vulnérables du Pérou. Notre travail vise à lutter contre le changement climatique et nous protégeons aujourd’hui 25 000 hectares de forêt primaire en Amazonie péruvienne, en partenariat avec des acteurs locaux.</p><p><strong>Quelle est la situation des droits fondamentaux et de l’égalité entre les femmes et les hommes dans votre pays ?</strong></p><p>En ce qui concerne mon pays, le Pérou reconnaît les droits fondamentaux dans sa Constitution, mais leur mise en œuvre est inégale, en particulier dans les zones rurales et les territoires des peuples indigènes. Les communautés sont constamment menacées par les conflits socio-environnementaux et les activités extractives <i>[ndlr. prospection et exploitation des mines et carrières et ressources naturelles]</i></p><p>Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un grave problème dû à la modification de la loi forestière 31973, qui autorise l’exploitation des ressources naturelles en Amazonie péruvienne.</p><p><b>Où en sont les discriminations contre les femmes dans votre pays ?</b></p><p>Bien que des progrès législatifs aient été réalisés sur les questions d’égalité des sexes, des lacunes persistent dans l’accès à la justice, la participation et la protection des femmes. Les inégalités salariales sont actuellement importantes : seuls 37 % des travailleurs dans l’économie formelle sont des femmes, tandis que les hommes représentent 63 %, et les niveaux de violences faites aux femmes restent élevés. Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la situation.</p><p><b>Quelle est la cause principale pour laquelle vous luttez dans votre pays et pourquoi est-ce prioritaire selon vous ?</b></p><p>Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes, en protégeant les écosystèmes de la jungle, des hauts plateaux, de la côte et de l’océan. J’ai choisi cette cause parce que je me sens profondément liée à la biodiversité de mon pays : un territoire mégadivers où chaque espèce, chaque forêt, chaque rivière et chaque communauté a une valeur unique et irremplaçable.</p><p>Lorsque j’ai trouvé un dauphin mort sur la plage en 2013, j’ai compris que je ne pouvais pas rester indifférente. Ce moment a marqué le début d’un chemin de lutte et d’amour pour la nature. Depuis, je consacre ma vie à la protection de la vie marine, des forêts amazoniennes, des montagnes andines et des territoires des communautés indigènes et vulnérables qui sont les gardiennes de ces écosystèmes.</p><p>À travers mon organisation We Can Be Heroes, je travaille avec les jeunes et les populations locales pour lutter contre le changement climatique par des actions concrètes, en promouvant des projets socio-environnementaux qui naissent des territoires. Pour moi, la défense de la biodiversité n’est pas seulement une cause environnementale : c’est une mission de vie, un acte de justice et une façon d’honorer l’avenir que nous voulons construire.</p><p><b>La nature et l’humain sont donc indissociables. Dans votre engagement, est-ce que vous vous heurtez à des obstacles spécifiques du fait que vous êtes une jeune femme ?</b></p><p>Oui, en tant que jeune femme et activiste, j’ai rencontré plusieurs obstacles, en particulier dans les régions rurales et en Amazonie, où le machisme est encore profondément ancré dans de nombreux espaces. Plus d’une fois, j’ai eu l’impression que ma voix n’était pas prise au sérieux ou que quelqu’un de plus âgé ou de plus masculin était censé mener les conversations, même lorsque j’étais en charge du projet !</p><p>Au cours de nos travaux de conservation dans la forêt tropicale, par exemple, j’ai dû faire preuve de deux fois plus d’engagement et de connaissances pour être entendue. J’ai reçu des commentaires condescendants et j’ai dû franchir des barrières culturelles qui minimisent ou délégitiment le rôle des femmes dans les questions techniques, environnementales ou de leadership communautaire.</p><p><b>N’est-ce pas un peu décourageant parfois ?</b></p><p>Non, ces défis ne m’ont pas ralentie, au contraire, ils m’ont renforcée ! Je crois fermement que notre présence transforme les réalités. Chaque fois qu’une fille ou une jeune femme d’une communauté amazonienne me dit qu’elle veut défendre la nature comme moi, je sais que nous ouvrons la voie à d’autres femmes pour qu’elles prennent le leadership sans crainte, à partir de leur identité, de leur territoire et de leur force.</p><p>Pour moi, chaque obstacle que je rencontre finit par être une opportunité : soit pour m’améliorer, soit pour m’adapter, soit pour renforcer ma résilience face au défi. Chaque expérience se transforme en un apprentissage profond qui non seulement m’enrichit, mais génère également des bénéfices concrets pour les communautés indigènes, les territoires que nous habitons et la biodiversité que nous protégeons dans tous les écosystèmes du Pérou.</p><p><b>Parlez nous de réussites dont vous êtes particulièrement fière</b></p><p>On me demande souvent des exemples de réussite, et je pourrais citer les prix que nous avons reçus, la croissance de notre organisation ou les projets que nous avons menés à bien, qui vont de la création de toilettes sèches à la culture du quinoa, en passant par les ateliers de consommation responsable pour les pêcheurs, les jardins biologiques dans les établissements scolaires, la réduction de l’utilisation du plastique, l’arrêt de l’exploitation forestière et minière illégale dans la rivière Napo… Tout cela, bien sûr, me remplit de gratitude. Mais ce qui me rend le plus fier, c’est l’impact profond et humain que nous avons sur chaque jeune qui fait partie de We Can Be Heroes.</p><p>Voir comment elles/ils se transforment, comment elles/ils prennent conscience de l’importance de la conservation, comment elles/ils choisissent d’orienter leur thèse vers des sujets tels que la gestion des risques, la conservation ou la justice environnementale, ou comment elles/ils décident d’être plus cohérent·es avec leur consommation, leur mode de vie et leur engagement pour la planète, pour moi, c’est une vraie réussite. Elles/Ils comprennent qu’être des héros et des héroïnes, c’est non seulement agir, mais aussi le faire pour le bien des autres, de leurs territoires et de l’équilibre de nos écosystèmes.</p><p>Aujourd’hui, je suis très fière d’avoir contribué à la formation d’un réseau de plus de 2 679 héros et héroïnes, des jeunes engagé·es qui ont réalisé 79 projets socio-environnementaux dans 72 communautés de la côte, des hauts plateaux et de la jungle du Pérou. Non seulement nous avons un impact positif sur les communautés indigènes, autochtones ou vulnérables, mais nous semons également une nouvelle génération de leaders qui comprennent que prendre soin de la biodiversité, c’est prendre soin de la vie, et que pour changer le monde, il faut d’abord donner l’exemple aux autres.</p><p>C’est sans aucun doute la réalisation qui me passionne le plus : voir comment une cause devient un objectif, et cet objectif une action collective.</p><p><b>Y a-t-il une personne qui vous a inspiré dans votre cheminement ? Des ressources qui ont été particulièrement utiles pour vous ?</b></p><p>De nombreuses femmes m’inspirent chaque jour et me poussent à poursuivre mon objectif. L’une d’entre elles est ma mère. Elle m’a appris à être persévérante et cohérente avec mes rêves. Elle ne m’a jamais limitée lorsque je lui faisais part d’une nouvelle idée sur la manière de parvenir à la conservation de tous les écosystèmes. Même lorsque je dois partir loin, longtemps, dans des endroits où il n’y a presque pas de communication, il y a toujours un murmure en moi qui me dit : <i>« N’abandonne pas, n’abandonne jamais. Si tu tombes, n’oublie pas de te relever… quand tu le pourras, quand tu te sentiras prête »</i>. Et c’est ce que je fais.</p><p>Chaque personne que je rencontre sur ce chemin m’apprend quelque chose. Chaque rencontre m’inspire. Et plus je suis authentique et réelle, plus mes peurs se dissipent. J’ai appris que tout ce qui est doit être, vient tout simplement… et tout arrive, lorsque nous agissons à partir du cœur.</p><p>Donc, si je devais dire quelle a été la meilleure ressource qui m’a soutenue, je dirais que c’est de tout faire avec amour. Parce que l’amour conscient est l’origine, le chemin et la destination. </p><p>Et c’est grâce à cet amour pour la vie, pour la terre, pour les gens, que je suis ce que je suis aujourd’hui : une femme qui lutte pour la justice environnementale, pour la dignité des peuples indigènes, pour chaque écosystème du Pérou… et qui croit fermement qu’un monde meilleur n’est pas une utopie, mais une décision qui commence à l’intérieur de soi.</p><p><b>Quel serait votre message si vous n’en aviez qu’un seul à transmettre pour demain ?</b></p><p>Si je ne devais laisser qu’un seul message pour l’avenir, ce serait celui-ci : <i>« N’oubliez jamais de mettre votre âme dans tout ce que vous faites</i> ». Car lorsque nous agissons à partir de l’âme, de l’amour conscient, nos décisions changent le cours non seulement de notre vie, mais aussi du monde dans lequel nous vivons. Cet amour profond pour la vie est ce dont nous avons besoin pour préserver nos océans, nos forêts, nos montagnes et nos cultures. C’est le moteur qui peut guérir la relation entre les humains et la nature.</p><p>L’avenir a besoin de personnes qui agissent avec détermination, qui défendent la biodiversité comme si leur propre vie en dépendait (car c’est le cas) et qui respectent les droits de toutes les personnes, en particulier celles qui ont été historiquement invisibles, telles que les communautés indigènes, autochtones et rurales.</p><p>Je crois en un avenir où l’équilibre entre l’humain et la nature est possible. Mais seulement si nous choisissons de vivre avec cohérence, avec empathie, avec courage… et avec nos âmes entièrement dévouées à la cause que nous aimons.</p><p>Et je rêve que le monde connaisse le Pérou non seulement pour son incroyable gastronomie, mais aussi pour être le quatrième pays le plus mégadivers de la planète : un pays qui est prêt à protéger chaque espèce, chaque territoire, et à faire respecter les droits de tous ses écosystèmes. Car le Pérou n’est pas seulement riche en biodiversité, il est aussi riche en amour de la terre. Et c’est vraiment cela qui nous rend inoubliables.</p><p><b>Propos recueillis par Jocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine</b></p><p>Article publié pour la première fois le 1er mai 2025 dans 50/50 magazine</p><p> </p>								</div>
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									<p><strong>Jocelyne ADRIANT-MEBTOUL</strong>, présidente</p><p>Spécialiste des questions féministes à l&rsquo;international</p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/fiorella-herrera-mon-principal-engagement-au-perou-est-de-defendre-les-droits-environnementaux-et-la-vie-sous-toutes-ses-formes/">Fiorella Herrera : « Mon principal engagement au Pérou est de défendre les droits environnementaux et la vie sous toutes ses formes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com">FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</a>.</p>
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		<title>Jocelyne Adriant-Mebtoul : « je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix »</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/jocelyne-adriant-mebtoul-je-pense-que-la-diplomatie-feministe-peut-devenir-une-arme-de-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 15:13:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque automne à Paris, le Women’s Forum a ouvert son grand rendez-vous annuel les 23 et 24 octobre 2024 dans la Maison de la chimie sur le thème de la réconciliation, tandis que les conflits armés n’ont jamais été si nombreux et que le nombre de femmes qui en sont victimes a doublé en 2023, selon le rapport de l’ONU rendu la veille, 22 octobre, sur les femmes, la paix et la sécurité. Plus de 1700 personnes s’y sont pressées pour entendre des exper·tes du monde entier sur les thématiques de la participation des femmes dans tous les domaines de décision, de l’économie au climat, de la santé aux affaires et à la « tech », de la culture au droit et à la politique. La diplomatie féministe comme instrument de re- connexion des Nations entre elles pour favoriser la coopération et la paix y était à l’honneur avec une table ronde qui réunissait autour de la journaliste new-yorkaise Kathryn Pilgrim : l’Ambassadrice Vanessa Frazier, Représentante permanente de Malte aux Nations Unies ; Arancha Gonzalez, Doyenne de l’Ecole des Affaires Internationales de Paris Sciences Po, Ancienne Ministre des Affaires Etrangères d’Espagne ; Begoña Lasagabaster, Directrice de l’égalité des genres à l’UNESCO ; et Jocelyne Adriant-Mebtoul, Présidente de la Commission internationale du Haut Conseil à l’Egalité et fondatrice de l’ONG Femmes du Monde et Réciproquement sur les droits des femmes à l’international. 50-50 Magazine reprend ici les questions posées par la journaliste américaine Kathryn Pilgrim à Jocelyne Adriant-Mebtoul. Comment définiriez vous la diplomatie féministe… En quelques mots, que signifie-t-elle pour vous et quel est son lien avec la notion de « réconciliation » ? Dans un monde en chaos, je crois que la diplomatie féministe est un instrument précieux Pour avoir co-produit le rapport 2023 sur la diplomatie féministe de la France, dans le cadre des missions du Haut Conseil à l’Egalité, je la définis comme la politique d’un Etat qui met au cœur de son action extérieure l’égalité femmes/hommes et la solidarité internationale avec les femmes dont les droits sont bafoués partout dans le monde. Cette dimension peut tout changer car c’est une approche transformatrice de la société. Elle vise notamment à substituer des enjeux de paix aux enjeux de rapports de force et de domination de nos sociétés patriarcales. Pour vous répondre sur le lien avec la « réconciliation », je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix, si les Etats et les politiques qui nous gouvernent le veulent vraiment, car tout est question de volonté politique. Quand la volonté est réelle, les moyens suivent. Vous êtes à la tête de l’organisation «Femmes du monde et réciproquement  et vous êtes depuis longtemps dans le domaine de la participation des femmes aux institutions. En tant que société, nous avons beaucoup progressé en matière de participation des femmes et, en 2024, il semble que nous assistions à un énorme retour en arrière. Pourquoi pensez-vous que cela se produit ? Ce recul s’est amorcé depuis quelques années déjà. Premièrement, à cause des crises mondiales multiples : la pandémie de Covid 19 continue d’avoir un impact délétère dans les domaines sanitaire, de l’économie, du social et de l’environnemental et on en a pour des années à s’en remettre. Deuxièmement, à cause de la vulnérabilité des populations précarisées par les crises : plus les gens se sentent démunis, plus ils ont peur de l’avenir pour eux et pour leurs proches, et plus ils recherchent des personnages « providentiels » qu’ils croient capables de les sauver parce qu’ils parlent de sécurité, de monter des murs au lieu de construire des ponts, de rejeter tout ce qui peut représenter une menace réelle ou supposée. Troisièmement, et c’est le résultat des deux premiers points, on assiste à la montée des régimes autoritaires au même rythme que reculent les démocraties : les régimes autoritaires sont près de 50% sur la planète : ils ont triplé en 30 ans. Et avec eux les conflits prolifèrent sur la planète. On en dénombre une centaine au moment même où on se parle. Les budgets des armées au niveau mondial ont d’ailleurs atteint un record historique. C’est dire ! La conséquence c’est que les droits des femmes et des filles reculent dans les mêmes proportions. L’ONU a rendu avant-hier son rapport alarmant sur les femmes dans les conflits : le nombre de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en un an et les violences sexuelles ont augmenté de 50%, le droit international étant de moins en moins respecté par les belligérants et par les Etats qui sont censés le garantir en tant que membres de l’ONU ! Aujourd’hui, qui le respecte en Ukraine, à Gaza, au Soudan, en Afghanistan, au Yémen et ailleurs ? Les droits des femmes sont le baromètre de la société, quand ils vont bien la société va bien et inversement. Regardez l’état économique et politique catastrophique de l’Afghanistan, regardez la situation sociale de la République démocratique du Congo, l’un des pays les plus riches de la planète par son sous-sol minier mais où la population est parmi les plus pauvres : c’est le pays où des millions de femmes et de filles ont été violées et mutilées sexuellement, on dit que c’est « le pays du viol ». Et à l’inverse regardez l’Espagne qui a mis en place une véritable stratégie contre les violences et pour les droits des femmes, qui a réussi en moins de 20 ans à faire diminuer de plus d’un tiers le nombre de féminicides. Il est deux fois moins élevé qu’en France aujourd’hui. C’est donc bien une question de volonté politique. Si l’on se projette dans l’avenir, à quoi ressemblera, selon vous, la diplomatie féministe ? Quelles seront ses implications ? Je pense que la diplomatie féministe est encore en construction. C’est un concept très jeune, qui doit grandir, s’incarner. Il a à peine 10 ans. Aujourd’hui une vingtaine de pays annoncent en avoir une, mais il n’y a pas de définition commune, chacun y met sa propre recette (parfois cela ressemble plus à une ... <a title="Jocelyne Adriant-Mebtoul : « je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix »" class="read-more" href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/jocelyne-adriant-mebtoul-je-pense-que-la-diplomatie-feministe-peut-devenir-une-arme-de-paix/" aria-label="En savoir plus sur Jocelyne Adriant-Mebtoul : « je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix »">Lire la suite</a></p>
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									<p><strong>Comme chaque automne à Paris, le Women’s Forum a ouvert son grand rendez-vous annuel les 23 et 24 octobre 2024 dans la <i>Maison de la chimie</i> sur le thème de la réconciliation, tandis que les conflits armés n’ont jamais été si nombreux et que le nombre de femmes qui en sont victimes a doublé en 2023, selon le rapport de l’ONU rendu la veille, 22 octobre, sur les femmes, la paix et la sécurité. </strong><strong>Plus de 1700 personnes s’y sont pressées pour entendre des exper·tes du monde entier sur les thématiques de la participation des femmes dans tous les domaines de décision, de l’économie au climat, de la santé aux affaires et à la « tech », de la culture au droit et à la politique.</strong></p><p><strong>La diplomatie féministe comme instrument de re- connexion des Nations entre elles pour favoriser la coopération et la paix y était à l’honneur avec une table ronde qui réunissait autour de la journaliste new-yorkaise Kathryn Pilgrim : l’Ambassadrice Vanessa Frazier, Représentante permanente de Malte aux Nations Unies ; Arancha Gonzalez, Doyenne de l’Ecole des Affaires Internationales de Paris Sciences Po, Ancienne Ministre des Affaires Etrangères d’Espagne ; Begoña Lasagabaster, Directrice de l’égalité des genres à l’UNESCO ; et Jocelyne Adriant-Mebtoul, Présidente de la Commission internationale du Haut Conseil à l’Egalité et fondatrice de l’ONG Femmes du Monde et Réciproquement sur les droits des femmes à l’international.</strong></p><p><strong>50-50 Magazine reprend ici les questions posées par la journaliste américaine Kathryn Pilgrim à Jocelyne Adriant-Mebtoul.</strong></p><p><b>Comment définiriez vous la diplomatie féministe… En quelques mots, que signifie-t-elle pour vous et quel est son lien avec la notion de « réconciliation » ?</b></p><p>Dans un monde en chaos, je crois que la diplomatie féministe est un instrument précieux</p><p>Pour avoir co-produit le rapport 2023 sur la diplomatie féministe de la France, dans le cadre des missions du Haut Conseil à l’Egalité, je la définis comme la politique d’un Etat qui met au cœur de son action extérieure l’égalité femmes/hommes et la solidarité internationale avec les femmes dont les droits sont bafoués partout dans le monde. Cette dimension peut tout changer car c’est une approche transformatrice de la société. Elle vise notamment à substituer des enjeux de paix aux enjeux de rapports de force et de domination de nos sociétés patriarcales.</p><p>Pour vous répondre sur le lien avec la « réconciliation », je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix, si les Etats et les politiques qui nous gouvernent le veulent vraiment, car tout est question de volonté politique. Quand la volonté est réelle, les moyens suivent.</p><p><b>V</b><b>ous êtes à la tête de l’organisation «Femmes du monde et réciproquement  et vous êtes depuis longtemps dans le domaine de la participation des femmes aux institutions. En tant que société, nous avons beaucoup progressé en matière de participation des femmes et, en 2024, il semble que nous assistions à un énorme retour en arrière. Pourquoi pensez-vous que cela se produit ?</b></p><p>Ce recul s’est amorcé depuis quelques années déjà.</p><p>Premièrement, à cause des crises mondiales multiples : la pandémie de Covid 19<b> </b>continue d’avoir un impact délétère dans les domaines sanitaire, de l’économie, du social et de l’environnemental et on en a pour des années à s’en remettre.</p><p>Deuxièmement, à cause de la vulnérabilité des populations précarisées par les crises : plus les gens se sentent démunis, plus ils ont peur de l’avenir pour eux et pour leurs proches, et plus ils recherchent des personnages « providentiels » qu’ils croient capables de les sauver parce qu’ils parlent de sécurité, de monter des murs au lieu de construire des ponts, de rejeter tout ce qui peut représenter une menace réelle ou supposée.</p><p>Troisièmement, et c’est le résultat des deux premiers points, on assiste à la montée des régimes autoritaires au même rythme que reculent les démocraties : les régimes autoritaires sont près de 50% sur la planète : ils ont triplé en 30 ans. Et avec eux les conflits prolifèrent sur la planète. On en dénombre une centaine au moment même où on se parle. Les budgets des armées au niveau mondial ont d’ailleurs atteint un record historique. C’est dire !</p><p>La conséquence c’est que les droits des femmes et des filles reculent dans les mêmes proportions. L’ONU a rendu avant-hier son rapport alarmant sur les femmes dans les conflits : le nombre de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en un an et les violences sexuelles ont augmenté de 50%, le droit international étant de moins en moins respecté par les belligérants et par les Etats qui sont censés le garantir en tant que membres de l’ONU ! Aujourd’hui, qui le respecte en Ukraine, à Gaza, au Soudan, en Afghanistan, au Yémen et ailleurs ?</p><p>Les droits des femmes sont le baromètre de la société, quand ils vont bien la société va bien et inversement. Regardez l’état économique et politique catastrophique de l’Afghanistan, regardez la situation sociale de la République démocratique du Congo, l’un des pays les plus riches de la planète par son sous-sol minier mais où la population est parmi les plus pauvres : c’est le pays où des millions de femmes et de filles ont été violées et mutilées sexuellement, on dit que c’est « le pays du viol ». Et à l’inverse regardez l’Espagne qui a mis en place une véritable stratégie contre les violences et pour les droits des femmes, qui a réussi en moins de 20 ans à faire diminuer de plus d’un tiers le nombre de féminicides. Il est deux fois moins élevé qu’en France aujourd’hui. C’est donc bien une question de volonté politique.</p><p><b>Si l’on se projette dans l’avenir, à quoi ressemblera, selon vous, la diplomatie féministe ? Quelles seront ses implications ?</b></p><p>Je pense que la diplomatie féministe est encore en construction. C’est un concept très jeune, qui doit grandir, s’incarner. Il a à peine 10 ans. Aujourd’hui une vingtaine de pays annoncent en avoir une, mais il n’y a pas de définition commune, chacun y met sa propre recette (parfois cela ressemble plus à une recette de cuisine locale qu’à une politique publique ! ) Elle n’est pas organisée au niveau multilatéral, ni inscrite dans une feuille de route commune. Il faut construire une politique publique commune. Peut-être en commençant par l’Union Européenne puisqu’elle est née en Europe et que la plupart des Etats qui en ont adopté une sont européens. Mais vous me demandiez à quoi ressemblera la diplomatie féministe ? J’ai envie de vous répondre : I have a dream !</p><p>Dans le futur, l’Onu en aura proposé une définition commune adoptée à l’unanimité par l’ensemble des 193 Etats membres.</p><p>Chaque pays mettra au cœur de sa diplomatie, non seulement l’égalité entre tous et toutes, mais aussi l’obligation de solidarité envers toutes les femmes et les filles qui sont discriminées dans leur pays en raison de leur sexe. Ainsi, par exemple, les Afghanes qui auront réussi à sortir d’Afghanistan seront automatiquement et sans procédure acceptées avec le statut de réfugiées dans n’importe quel autre pays.</p><p>Des femmes siègeront dans toutes les négociations de paix ou de sortie de crises à égalité parfaite avec leurs homologues masculins, les quotas et l’objectif de parité n’auront même plus lieu d’être depuis longtemps tant nous l’aurons intégré dans notre culture !</p><p>Les diplomates femmes siègeront à part égale avec les hommes au Conseil de sécurité de l’ONU, où se prennent les résolutions pour la paix, c’est-à-dire les décisions de l’ONU.</p><p>Et ces résolutions seront respectées parce que le droit international sera une valeur essentielle pour tous les gouvernant·es.</p><p><b>Selon vous, qui incarne (ou a incarné) le plus parfaitement le concept de diplomatie féministe ? Et pourquoi</b></p><p>Il y a plusieurs personnalités politiques auxquelles je pense, car elles incarnent selon moi le concept de diplomatie féministe. Il se trouve que ce sont des femmes.</p><p>Je pense à Vigdis Finnbogadottir, première femmes élue à la tête d’un pays en 1980, l’Islande, pays qui continue d’avoir des femmes comme premières ministres et qui est au sommet des pays égalitaires , je pense à Jacinda Ardern en Nouvelle Zélande, ou à Sanna Marin, ancienne première ministre de Finlande. Il y a à peine 10% de femmes cheffes d’Etat ou de gouvernement dans le monde, mais un certain nombre de femmes politiques ont commencé à inventer une autre gouvernance.</p><p>Et bien sûr je pense à la créatrice de cette politique nouvelle de diplomatie féministe, Margot Walström, qui était ministre des Affaires Etrangères suédoises lorsqu’elle l’a conçue en 2014. Son objectif était de combattre « la discrimination et la subordination systémique et mondiale des femmes ». Mettre le sujet de l’égalité au cœur de la stratégie étrangère d’un pays et des femmes à égalité des hommes aux postes de diplomates était une vision révolutionnaire de la société, car cela suppose de changer radicalement de paradigmes pour envisager la société autrement.</p><p><b>Quelle est la plus grande menace pour la paix dans le monde d’aujourd’hui, et en quoi la diplomatie et le leadership féministes peuvent ils constituer une réponse ?</b></p><p>Le plus grand risque, c’est le manque d’éducation des gouvernants aux valeurs du bien commun, de l’intérêt général et de l’empathie vers les autres. Les filles sont davantage éduquées dans ce sens. Pas les garçons, à qui on apprend au contraire à être les premiers, les plus forts, voire à écraser les plus faibles.</p><p>Or, lorsque des hommes violents accèdent au pouvoir, ils choisissent la force plutôt que le droit, la domination plutôt que la concertation et la négociation, l’appropriation de terres ou de richesses plutôt que le respect de l’environnement et la redistribution équitable. Et dans ces cas malheureusement majoritaires, ils fomentent la guerre, dont les femmes et les enfants sont les premières victimes.</p><p>Ma conclusion est donc qu’il ne faut rien changer à l’éducation des filles mais qu’il faut au contraire donner la même éducation aux garçons et en attendant, il faut imposer des femmes en nombre dans les toutes les instances de décision et de gouvernance, pour faire régresser les guerres et négocier la paix.</p><p>La paix est une chose trop importante pour laisser les hommes s’en occuper !</p><p><strong>Propos recueillis par Kathryn Pilgrim, journaliste américaine</strong></p><p>Lire plus : Dossier <strong><a href="https://www.50-50magazine.fr/category/les-dossiers-de-50-50/la-diplomatie-a-lepreuve-du-feminisme/">la Diplomatie à l’épreuve du féminisme</a></strong></p><p>Article publié à l&rsquo;origine dans 50/50 magazine le 30 octobre 2024 &#8211; DR</p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/jocelyne-adriant-mebtoul-je-pense-que-la-diplomatie-feministe-peut-devenir-une-arme-de-paix/">Jocelyne Adriant-Mebtoul : « je pense que la diplomatie féministe peut devenir une arme de paix »</a> est apparu en premier sur <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com">FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</a>.</p>
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		<title>Anne-Cécile Robert : « Journalisme et enseignement sont des formes de transmission » 1/3</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-journalisme-et-enseignement-sont-des-formes-de-transmission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 14:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anne Cécile Robert est directrice adjointe du Monde diplomatique, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livre, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile. Anne-Cécile Robert, vous co-dirigez Le Monde Diplomatique, le journal français le plus diffusé au monde avec ses 36 éditions dans 27 langues. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette institution du journalisme qui tient une place à part dans la presse nationale et internationale ? Le Monde diplomatique est un mensuel du groupe Le Monde, fondé il y a plus de 70 ans et destiné à l’origine aux ambassades. Depuis une trentaine d’année, il dispose de sa propre rédaction, de ses structures juridiques et de son projet éditorial. Le Monde diplomatique suit l’actualité internationale sans écarter aucun aspect, outre la dimension diplomatique et les relations internationales, il intègre aussi l’économie, le social, la culture, l’histoire. Nous refusons de courir après l’actualité immédiate et choisissons au contraire de prendre le temps de la réflexion et du recul, y compris historique. D’ailleurs notre devise est : « On s’arrête, on réfléchit ». Nous faisons aussi appel à des contributeurs d’horizons divers et sommes dans une approche pluridisciplinaire. Nous avons deux grandes préoccupations : d’une part, être un journal de contre-information, afin de fournir une information qu’on ne trouve pas forcément ailleurs et d’autre part, analyser et critiquer les rapports de domination quels qu’ils soient : Nord/Sud, colonial, mais aussi économique, sociale et, évidemment, de domination des hommes sur les femmes. Je pense que notre lectorat nous est fidèle pour cette constance dans nos lignes directrices et nos valeurs humanistes. Comment et pourquoi avoir choisi Le Monde diplomatique et les enjeux internationaux ? Au départ, je ne me destinais pas du tout au journalisme, mais à l’université. Je suis docteure en droit européen, mais dès mes années lycée j’ai été une grande lectrice du Monde diplomatique. J’ai eu la chance de faire la connaissance de Bernard Cassen (1), qui malheureusement vient de nous quitter. Directeur du Monde diplomatique, il m’a dit un jour : « il y a une place pour toi si ça t’intéresse”. Je n’ai pas hésité une seconde, parce que c’était le Monde diplomatique et ce projet éditorial, sinon je ne serais pas devenue journaliste. D’ailleurs, je n’ai jamais abandonné l’université : j’enseigne à l’IRIS, j’ai été professeure associée à l’Institut européen de l’Université Paris 8 pendant 20 ans et j’enseigne aujourd’hui à Paris 2. Journalisme et enseignement sont des formes de transmission, comme les livres que j’écris, c’est un tout. Mais j’apprécie énormément d’être au Monde diplomatique parce que c’est un espace de liberté essentiel. Il y a peu de journaux où l’on peut s’exprimer librement. J’aime cette possibilité qui m’est offerte d’écrire des articles longs avec des sources, comme dans les revues universitaires. Je pense donc continuer comme ça, à la fois au Monde diplomatique et à l’université, c’est assez cohérent. J’aimerais revenir sur votre dernier livre Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales. Sur une planète qui semble s’engouffrer dans la guerre, comment fait-on pour préserver une paix mondiale de plus en plus en fragile, face à certains gouvernants fauteurs de guerre (tous des hommes d’ailleurs) qui prônent la force au détriment du droit international ? Comment revaloriser les notions de paix et d’humanisme et réformer les organisations internationales, à commencer par l’ONU ? Il y a plusieurs aspects… La première chose est de formuler le bon diagnostic, sinon on ne peut pas apporter les bonnes réponses. Je le développe dans Le défi de la paix.  Nous sommes à la fin d’un cycle historique : on vit un changement politique, géopolitique, juridique mais aussi philosophique. C’est quelque chose d’extrêmement profond qui fait tout vaciller sur ses bases : l’ordre mondial né après 1945 risque de disparaître pour être remplacé par un autre, peut-être plus chaotique. La deuxième chose, c’est de poser ce diagnostic de manière juste. Pendant des années, ça a été “un sport national”, voire un sport international, de dire du mal de l’ONU. Il y a eu des articles, des livres pour expliquer à quel point ça ne marchait pas, pour critiquer sans nuance, détruire. Certes, l’ordre international dans lequel nous sommes depuis 80 ans a des défauts. Il a notamment abrité la domination des deux super grands, les Etats-Unis et l’Union Soviétique. C’est vrai que l’ONU est bureaucratique, que le Conseil de sécurité est paralysé par le droit de véto. C’est vrai qu’il y a eu et qu’il y a toujours des échecs : aujourd’hui l’ONU est impuissante à arrêter la guerre en Ukraine comme à Gaza. Mais il faut aussi dire que le système a fonctionné pendant 80 ans. Tout d’abord, il a rempli sa mission fondamentale : éviter la Troisième Guerre mondiale. Une ou deux fois, nous sommes passé·es à quelques heures de son déclenchement et c’est grâce à l’ONU, entre autres, que nous l’avons évité. Pendant 80 ans, l’ONU a permis la coopération internationale, a créé des programmes humanitaires, distribué des milliards d’aide, permis la signature de milliers de traités pour la culture, le social, le développement, le désarmement… ça a marché. Alors, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, voyons les choses avec justesse. Enfin la troisième chose, c’est l’une des raisons pour lesquelles on est en train de basculer dans des logiques de force, on a oublié les leçons de l’Histoire. On a beaucoup évoqué, invoqué le devoir de mémoire. Mais on a fait davantage de devoir de mémoire que de devoir d’Histoire. Si on sait qu’il y a eu la guerre, mais qu’on ne comprend pas ce qui a conduit à la guerre, les mécanismes politiques, historiques, économiques qui ont amené les puissances à faire la guerre, on ne se prémunit pas contre le retour de ces mécanismes. C’est le retour de logiques de force qu’on a connu dans le passé et que, malheureusement, notre défaut de transmission historique ne nous a pas permis de détecter plus tôt. Quelles sont ces logiques de force ? Elles sont de plusieurs ordres. Premièrement, on a des logiques de force liées au fonctionnement du système économique. On a vu depuis des années s’exacerber une course folle aux ressources, à l’énergie, aux terres rares. C’est l’un des carburants de la confrontation entre les Etats-Unis et la Chine, par exemple, qui va mettre la main sur les ressources du Congo ou sur les microprocesseurs, les métaux rares? Or, quand ce n’est pas régulé, indépendamment des dégâts sur l’environnement, ça conduit à ... <a title="Anne-Cécile Robert : « Journalisme et enseignement sont des formes de transmission » 1/3" class="read-more" href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-journalisme-et-enseignement-sont-des-formes-de-transmission/" aria-label="En savoir plus sur Anne-Cécile Robert : « Journalisme et enseignement sont des formes de transmission » 1/3">Lire la suite</a></p>
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									<p class="western"><strong><span lang="fr-FR">Anne Cécile Robert est directrice adjointe du Monde diplomatique, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livre, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile.</span></strong></p><p class="western"><b>Anne-Cécile Robert, vous co-dirigez </b><b>Le Monde Diplomatique</b><b>, le journal français le plus diffusé au monde avec ses 36 éditions dans 27 langues. P</b><b>ouvez-vous nous dire quelques mots sur cette institution du journalisme qui tient une place à part dans la presse nationale et internationale ?</b></p><p class="western"><i>Le Monde diplomatique</i> est un mensuel du groupe <i>Le Monde, </i><span lang="fr-FR">fondé il y a</span> plus de 70 ans<span lang="fr-FR"> et destiné </span>à l’origine aux ambassades. 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Nous faisons a</span>ussi appel à des contributeurs d’horizons divers<span lang="fr-FR"> et sommes dans une approche </span>pluridisciplinaire. <span lang="fr-FR">Nous</span> avons deux grandes préoccupations : d’une part, être un journal de contre-information, <span lang="fr-FR">afin de fournir</span> une information qu’on ne<span lang="fr-FR"> trouve pas forcément</span> ailleurs et d’autre part, <span lang="fr-FR">analyser et critiquer</span> les rapports de domination<span lang="fr-FR"> quels qu’ils soient</span> : Nord<span lang="fr-FR">/</span>Sud, colonial<span lang="fr-FR">, mais aussi</span> économique, sociale et,<span lang="fr-FR"> évidemment,</span> de domination des hommes sur les femmes. <span lang="fr-FR">J</span>e pense que notre lectorat nous <span lang="fr-FR">est fidèle pour cette constance dans nos</span> lignes directrices<span lang="fr-FR"> et nos valeurs humanistes.</span></p><p class="western"><b>C</b><b>omment </b><span lang="fr-FR"><b>et pourquoi avoir choisi<em> Le</em></b></span><em><b> Monde diplomatique</b></em><span lang="fr-FR"><b> et les enjeux internationaux </b></span><b>?</b></p><p class="western">Au départ, je ne me destinais pas du tout au journalisme, mais à l’université. Je suis docteure en droit européen, mais dès mes années lycée j’ai été une grande lectrice du <i>Monde diplomatique</i>. <span lang="fr-FR">J</span>’ai eu la chance de faire la connaissance de Bernard Cassen (1), qui malheureusement vient de nous quitter. Directeur du <i>Monde diplomatique,</i> il m’a <span lang="fr-FR">dit </span>un jour : « <em>il y a une place pour toi si ça t’intéresse</em>”. Je n’ai pas hésité une seconde<span lang="fr-FR">, p</span>arce que c’était le <i>Monde diplomatique</i><i> </i><span lang="fr-FR">et ce </span>projet éditorial, sinon je ne serais pas devenue journaliste. D’ailleurs, je n’ai jamais abandonné l’université<span lang="fr-FR"> : j</span>’enseigne à l’IRIS, j’ai été professeure associée à l’Institut européen de l’Université Paris 8 <span lang="fr-FR">pendant 20 ans et</span> j’enseigne aujourd’hui <span lang="fr-FR">à </span>Paris 2. <span lang="fr-FR">J</span>ournalisme et enseignement sont des formes de transmission<span lang="fr-FR">, comme les</span> livres<span lang="fr-FR"> que j’écris</span>, c’est un tout. Mais j’apprécie énormément d’être au <i>Monde diplomatique</i> parce que c’est un espace de liberté essentiel. Il y a peu de journaux où l’on peut s’exprimer librement<span lang="fr-FR">.</span> J’aime cette possibilité qui m’est offerte d’écrire des articles longs avec des sources, comme dans les revues universitaires. Je pense donc continuer comme ça, à la fois au <i>Monde diplomatique</i> et à l’université, c’est <span lang="fr-FR">assez </span>cohérent.</p><p class="western"><span lang="fr-FR"><b>J</b></span><b>’aimerais revenir sur </b><span lang="fr-FR"><b>votre </b></span><b>dernier </b><span lang="fr-FR"><b>livre </b><em><b>Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales</b></em></span><i><b>. </b></i><span lang="fr-FR"><b>Sur une planète qui semble s’engouffrer dans la guerre, c</b></span><b>omment fait-on pour préserver une paix mondiale de plus en plus en </b><span lang="fr-FR"><b>fragile</b></span><b>, </b><span lang="fr-FR"><b>face à certains </b></span><b>gouvernants fauteurs de guerre (tous des hommes</b><span lang="fr-FR"><b> d’ailleurs</b></span><b>) qui prônent la force au détriment du droit international ? Comment revaloriser les notions de paix et d’humanisme et réformer les organisations internationales, à commencer par l’ONU ?</b></p><p class="western">Il y a <span lang="fr-FR">plusieurs aspects</span>… <span lang="fr-FR">La première chose</span> est d<span lang="fr-FR">e</span> formuler le bon diagnostic, sinon on ne <span lang="fr-FR">peut </span>pas apporter les bonnes réponses<span lang="fr-FR">. Je le d</span>éveloppe dans <i>Le défi de la paix. </i> Nous sommes à la fin d’un cycle historique : <span lang="fr-FR">on vit </span>un changement politique, géopolitique, juridique mais aussi philosophique. C’est quelque chose d’extrêmement profond qui fait tout vaciller sur <span lang="fr-FR">s</span>es bases<span lang="fr-FR"> : l’ordre mondial né après 1945 risque de disparaître pour être remplacé par un autre, peut-être plus chaotique.</span></p><p class="western">L<span lang="fr-FR">a deuxième chose</span>, c’est de <span lang="fr-FR">poser ce diagnostic de manière</span> juste. Pendant des années, ça a été “un sport national”, voire un sport international, de dire du mal de l’ONU. Il y a eu des articles, des livres pour expliquer à quel point ça ne marchait pas<span lang="fr-FR">, pour </span>critiquer sans nuance, détruire. Certes, l’ordre international dans lequel nous sommes depuis 80 ans a des défauts. Il a notamment abrité la domination des deux super grands, les Etats-Unis et l’Union Soviétique. C’est vrai que l’ONU est bureaucratique, <span lang="fr-FR">que le Conseil de sécurité est paralysé par le droit de véto. C</span>’est vrai qu’il y a eu <span lang="fr-FR">et qu’il y a toujours </span>des échecs : aujourd’hui l’ONU est <span lang="fr-FR">impuissante à </span>arrêter la guerre en Ukraine<span lang="fr-FR"> comme</span> à Gaza.</p><p class="western">Mais il faut aussi dire que le système a fonctionné pendant 80 ans. Tout d’abord, il a rempli sa mission fondamentale : éviter la Troisième Guerre mondiale. Une ou deux fois, nous sommes passé·es à quelques heures de son déclenchement et c’est grâce à l’ONU, entre autres, que nous l’avons évité. <span lang="fr-FR">P</span>endant 80 ans, l’ONU a permis la coopération international<span lang="fr-FR">e,</span> <span lang="fr-FR">a créé des</span> programmes humanitaires<span lang="fr-FR">, </span>distribué des milliards d’aide<span lang="fr-FR">, permis la signature </span>de milliers de traités <span lang="fr-FR">pour</span> la culture, le social, le développement, le désarmement… ça a marché. Alo<span lang="fr-FR">rs</span>, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, voyons les choses avec justesse.</p><p class="western">Enfin l<span lang="fr-FR">a troisième chose</span>,<span lang="fr-FR"> c’est</span> l’une des raisons pour lesquelles on est en train de basculer dans des logiques de force, on a oublié les leçons de l’Histoire. On a beaucoup évoqué, invoqué le devoir de mémoire. Mais on a fait <span lang="fr-FR">davantage </span>de devoir de mémoire que de devoir d’Histoire. <span lang="fr-FR">Si on</span> sait qu’il y a eu la guerre, mais <span lang="fr-FR">qu’</span>on ne comprend pas ce qui a conduit à la guerre, les mécanismes politiques, historiques, économiques qui ont <span lang="fr-FR">amené </span>les puissances à faire la guerre, on ne se prémunit pas contre le retour de ces mécanismes<span lang="fr-FR">.</span> <span lang="fr-FR">C’est</span> le retour de logiques de force qu’on a connu dans le passé et que, malheureusement, notre défaut de transmission historique ne nous a pas permis de détecter plus tôt.</p><p class="western"><b>Quelles sont ces logiques de force ?</b></p><p class="western">Elles sont de plusieurs ordres. Premièrement, on a des logiques de force liées au fonctionnement du système économique. On a vu depuis <span lang="fr-FR">des </span>années s’exacerber une course folle aux ressources<span lang="fr-FR">, à l’énergie, aux terres rares</span>. C’est l’un des carburants de la confrontation entre les Etats-Unis et la Chine, par exemple<span lang="fr-FR">,</span> qui va mettre la main sur les ressources du Congo ou sur les microprocesseurs, les <span lang="fr-FR">métaux </span>rares? Or, quand <span lang="fr-FR">ce n</span>’est pas régulé, indépendamment des dégâts sur l’environnement, ça conduit à des formes de guerre, d’abord sublimées<span lang="fr-FR"> :</span> on appelle ça la concurrence, la compétition<span lang="fr-FR">.</span> <span lang="fr-FR">M</span>ais <span lang="fr-FR">à </span>un moment la sublimation disparaît et ça tourne à la guerre réelle. Malheureusement depuis une trentaine d’années, on est resté sur l’idée <span lang="fr-FR">de</span> la mondialisation heureuse qui devait mécaniquement retrouver un équilibre et que cette compétition se résoudrait pacifiquement. Ça n’a pas marché. Par conséquent, il faut retrouver de la régulation économique<span lang="fr-FR">.</span></p><p class="western">Deuxièmement, un autre moteur de ces logiques de force est le pouvoir lui-même . On voit bien qu’un certain nombre de puissances, la Russie quand elle attaque l’Ukraine, <span lang="fr-FR">les</span> Etats-Unis lorsque le président Trump menace le Panama, le Canada, estime que la coopération internationale n’est pas suffisante, que seule la force peut permettre de trancher les différends. <span lang="fr-FR">Or</span>, c’est exactement le contraire de l’ONU. Dans sa charte fondatrice, il y a l’idée que les rapports de force doivent se <span lang="fr-FR">résoudre </span>pacifique<span lang="fr-FR">ment</span>. <span lang="fr-FR">Mais p</span>lus <span lang="fr-FR">on s’est éloigné des affres de la Seconde guerre mondiale</span> plus les confrontations et la concurrence entre les Etats<span lang="fr-FR"> se sont exacerbées</span>, <span lang="fr-FR">et </span>plus l’idée que la force pouvait résoudre les différends <span lang="fr-FR">a été </span>relégitimée.<span lang="fr-FR"> Après l</span>es années 1990, on a progressivement <span lang="fr-FR">justifié </span>la guerre<span lang="fr-FR">, comme pouvant être ‘juste’ ou ‘humanitaire’. Je</span> pense au Kosovo. Et un peu plus tard <span lang="fr-FR">à la</span> Libye, <span lang="fr-FR">l’</span>Irak, il fallait utiliser la guerre pour détruire <span lang="fr-FR">les nouveaux Hitler : </span>Slobodan Milosevic<span lang="fr-FR">,</span> Saddam Hussein<span lang="fr-FR">, </span>Mouammar Kadhafi.</p><p class="western">Et on a vu des intellectuel·les, des progressistes, des démocrates dire que, finalement, la guerre est un outil normal de résolution. C’est extrêmement pervers. Cette réhabilitation de la guerre est venue <span lang="fr-FR">des </span>démocraties<span lang="fr-FR">, celles-là mêmes qui devaient être les gardiennes de la paix. Ce concept de devoir d’ingérence humanitaire qui </span>part toujours d’intentions positives, <span lang="fr-FR">est en réalité </span>naïf et limité<span lang="fr-FR">. P</span>arfois, quand <span lang="fr-FR">on veut</span> défendre les droits humains, <span lang="fr-FR">on peut</span> aboutir à un résultat terrible<span lang="fr-FR"> :</span> la guerre.</p><p class="western"><span lang="fr-FR">Les Américains ont renversé Saddam Hussein, sur un mensonge, et ils ont </span>réussi à déstabiliser l’Irak<span lang="fr-FR">,</span> il y a eu des dizaines de milliers de morts, ils ont détruit un régime <span lang="fr-FR">au demeurant </span>stable, ce qui a abouti à <span lang="fr-FR">l’émergence de </span>l’Etat islamique<span lang="fr-FR">.</span></p><p class="western">Quand en 2011, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont intervenus en Libye, ils ont provoqué le chaos<span lang="fr-FR"> qui dure depuis 15 ans et a contribué à </span>déstabiliser profondément le Sahel <span lang="fr-FR">et à développer le</span> djihadisme et la criminalité dans cette région.</p><p class="western">Cette idée du devoir d’ingérence a en réalité beaucoup d’effets perver<span lang="fr-FR">s et</span> <span lang="fr-FR">face à la banalisation de l’usage de la force,</span> des gouvernants autoritaires comme Vladimir Poutine ont beau jeu de dire <i>«moi aussi je fais la guerre, </i><span lang="fr-FR"><i>comme </i></span><i>vous l’avez faite»</i>. <span lang="fr-FR">De sorte qu’</span>aujourd’hui, on a <span lang="fr-FR">de la peine</span> à expliquer que ce n’est pas bien. D’ailleurs, quand je me rends à l’ONU, j’entends souvent, de la part notamment des pays du Sud<span lang="fr-FR"> :</span> <i>“ </i><span lang="fr-FR"><i>V</i></span><i>ous nous donnez des leçons morales, mais c’est vous qui déstabilisez tout</i><span lang="fr-FR"><i> depuis des années</i></span><i>…»</i></p><p class="western"><strong>J<span lang="fr-FR">ocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine</span></strong></p><p class="western"><i>1 </i>Professeur des universités, homme politique, journaliste et citoyen engagé, Bernard Cassen est décédé le 12 juin 2025.</p><p class="western"><span lang="fr-FR">Anne Cécile Robert <a href="https://www.dunod.com/histoire-geographie-et-sciences-politiques/defi-paix-remodeler-organisations-internationales" target="_blank" rel="noopener"><em>Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales</em></a>  </span>Ed.  Armand Colin 2024</p><p>Article publié pour la première fois dans 50/50 magazine le 10 juillet 2025</p>								</div>
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									<p><strong>Jocelyne ADRIANT-MEBTOUL</strong>, présidente</p><p>Spécialiste des questions féministes à l&rsquo;international</p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-journalisme-et-enseignement-sont-des-formes-de-transmission/">Anne-Cécile Robert : « Journalisme et enseignement sont des formes de transmission » 1/3</a> est apparu en premier sur <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com">FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</a>.</p>
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		<title>Anne-Cécile Robert : «Le combat pour la paix commence par la mobilisation citoyenne» 2/3</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-le-combat-pour-la-paix-commence-par-la-mobilisation-citoyenne-2-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 14:37:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://femmesdumondeetreciproquement.com/refonte_fmr/?p=1048</guid>

					<description><![CDATA[<p>Anne-Cécile Robert est directrice adjointe du Monde diplomatique, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livres sur ces questions, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile. Vous dites, en d’autres termes, que par leurs agissements les Occidentaux ont perdu leur crédibilité face à ce qu’on appelle le Sud global. Faudrait-il alors que les puissances occidentales commencent par reconnaître leurs responsabilités dans le chaos actuel ? Oui, ce serait un premier pas et c’est une des solutions avancées dans mon livre. Parce que tant qu’on continuera à distribuer les bons et mauvais points, comme si on n’avait aucune part de responsabilité dans ce qui se passe, on ne sera pas entendus. C’est pourquoi l’un des enjeux aujourd’hui est d’améliorer la représentation des pays du Sud dans l’ONU et notamment dans le Conseil de sécurité constitué de cinq Etats, qui décident pour l’ensemble des 193 pays membres. Est-ce que ce type de recommandation est pris en compte ? Sur la question de la représentation du Sud, les choses bougent, lentement certes, mais elles bougent. Le statut de membre permanent du Conseil de sécurité pourrait s’ouvrir à court ou moyen terme à des États africains et des pays du Sud. Par ailleurs, lors du Sommet de l’Avenir à New York, les pays du Sud se sont coalisés et ont obtenu une meilleure prise en compte de leurs revendications sur le nouvel ordre économique international, la réforme de l’architecture financière, l’injustice climatique, Donc selon vous, les choses bougent dans le bon sens même si c’est lent et modeste ? Disons qu’il y a des signaux faibles mais il faut les encourager. La planète est à un moment d’hésitation entre verser complètement dans le chaos ou essayer de sauver quelque chose. Nous qui pouvons faire circuler des idées, nous devons saisir cette opportunité de porter ces solutions possibles. Comment faire concrètement pour remettre au centre du jeu les valeurs humanistes et de paix, ainsi que les organisations internationales dont les missions sont de les préserver ? Nous venons d’évoquer quelques réformes très concrètes à réaliser, le Conseil de sécurité et la nécessité de re–crédibiliser un discours de paix. On entend beaucoup trop dire aujourd’hui que c’est une idée naïve, ce qui n’est pas vrai. Et je dois dire que je suis assez déçue de la passivité de certains grand·es intellectuel·les qui interviennent sur un tas de sujets, mais pas du tout sur celui-ci, alors qu’il est crucial. Or, nous qui sommes Français·es avons une capacité d’influence, car la France reste une grande puissance mondiale, une force nucléaire, un pays présent quasiment sur tous les continents, et surtout un Etat dont la voix porte en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Aussi, l’une des solutions concrètes est que les citoyen·nes se mobilisent, manifestent, s’organisent pour influer sur la marche des choses. Il faut faire pression sur nos élu·es, écrire à nos député·es, à nos maires, au gouvernement, au président de la République pour exiger que la France assume ses responsabilités. Avec un peu de courage politique, notre pays pourrait très concrètement tenir ce rôle historique, qu’il a eu dans le passé. En utilisant son statut pour ouvrir des espaces à tous ces pays qui s’expriment mais que personne n’entend, en donnant davantage la parole aux pays du Sud, en faisant respecter le droit international et en le valorisant. Vous savez, je donne des conférences un peu partout et dans des milieux très divers. Eh bien, je suis étonnée du nombre de gens qui viennent me voir pour discuter, parfois très longuement, de la paix, de l’ONU. C’est un sujet qui, pense-t-on, n’attire pas les foules, mais qui intéresse pourtant un grand nombre de personnes. Pour autant, quel est le pouvoir réel de la société civile ? Pensez-vous qu’effectivement, on peut faire changer les choses ? Si je ne le pensais pas, je partirais à la campagne élever des chèvres ! Rappelez-vous que tous les droits qu’on a obtenus, on les a conquis, en partant de rien. Cela peut paraître insurmontable, mais à un moment, il faut mener les combats parce qu’ils doivent être menés, pas parce qu’on est sûr de les gagner. Le combat pour la paix commence par la mobilisation de la société civile. Et là, il y a urgence il faut y aller. Avez-vous en tête une recommandation supplémentaire ? Outre la pression citoyenne, je pense qu’il faut aussi faire des liens entre les différents milieux. Je suis très frappée de constater combien de gens luttent pour le droit international, l’humanisme, la paix, le respect et la dignité des plus vulnérables, mais agissent de manière isolée chacun dans son domaine : universitaires, ONG, enseignant·es, juristes, mais il n’y a pas de convergences car ces mondes ne se rencontrent pas. Or, ces luttes doivent se rejoindre et s’additionner. Il faut communiquer, créer des liens, faire circuler les idées, c’est essentiel. Jocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine Article publié le 29 juillet 2025 dans 50/50 magazine Jocelyne ADRIANT-MEBTOUL, présidente Spécialiste des questions féministes à l&#8217;international</p>
<p>L’article <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-le-combat-pour-la-paix-commence-par-la-mobilisation-citoyenne-2-3/">Anne-Cécile Robert : «Le combat pour la paix commence par la mobilisation citoyenne» 2/3</a> est apparu en premier sur <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com">FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</a>.</p>
]]></description>
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									<p class="western"><strong>Anne-Cécile Robert est directrice adjointe du<em> Monde diplomatique</em>, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livres sur ces questions, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile.</strong><b></b></p><p class="western"><strong>Vous dites, en d’autres termes, que <span lang="fr-FR">par leurs agissements</span> les Occidentaux ont perdu leur crédibilité face à ce qu’on appelle le Sud global. <span lang="fr-FR">F</span>audrait<span lang="fr-FR">-il alors</span> que les puissances occidentales commencent par reconnaître leurs responsabilités <span lang="fr-FR">dans le chaos actuel </span>?</strong></p><p class="western">Oui, ce serait un premier pas et c’est une des solutions avancées<span lang="fr-FR"> dans mon livre</span>. Parce que tant qu’on continuera à distribuer les bons et mauvais points, comme si on n’avait aucune part de responsabilité dans ce qui se passe, on ne sera pas entendus. C’est pourquoi l’un des enjeux aujourd’hui est d’améliorer la représentation des pays du Sud dans l’ONU et notamment dans le Conseil de sécurité constitué de cinq Etats, qui décident pour l’ensemble des 193 pays membres.</p><p class="western"><b>Est-ce que ce type de recommandation est pris en compte ?</b></p><p class="western">Sur la question de la représentation du Sud, les choses bougent, lentement certes, mais elles bougent. Le statut de membre permanent du Conseil de sécurité <span lang="fr-FR">pourrait </span>s’ouvrir à court ou moyen terme à des États africains et des pays du Sud. Par ailleurs, lors du Sommet de l’Avenir à New York, les pays du Sud se sont coalisés et ont obtenu une meilleure prise en compte de leurs revendications sur le nouvel ordre économique international, la réforme de l’architecture financière, l’injustice climatique,</p><p class="western"><b>Donc selon vous, les choses bougent dans le bon sens même si c’est lent et modeste ?</b></p><p class="western">Disons qu’il y a des signaux faibles mais il faut les encourager. La planète est à un moment d’hésitation entre verser complètement dans le chaos ou essayer de sauver quelque chose. Nous qui pouvons faire circuler des idées, nous devons saisir cette opportunité de porter <span lang="fr-FR">c</span>es solutions possibles.</p><p class="western"><b>Comment faire concrètement pour remettre au centre du jeu les valeurs humanistes et de paix, ainsi que les organisations internationales </b><span lang="fr-FR"><b>dont les missions sont de les</b></span><b> préserver ?</b></p><p class="western">Nous venons d’évoquer quelques réformes très concrètes à réaliser, le Conseil de sécurité et la nécessité de re<span lang="fr-FR">–</span>crédibiliser un discours de paix. On entend beaucoup trop dire aujourd’hui que c’est une idée naïve, ce qui <span lang="fr-FR">n’</span>est <span lang="fr-FR">pas vrai</span>. Et je dois dire que je suis assez déçue de la passivité de certains grand·es intellectuel·les qui interviennent sur un tas de sujets, mais pas du tout sur celui-ci, alors qu’il est crucial. Or, nous qui sommes Français·es avons une capacité d’influence, car la France reste une grande puissance mondiale, une force nucléaire, un pays présent quasiment sur tous les continents, et surtout un Etat dont la voix porte en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Aussi, l’une des solutions concrètes est que les citoyen·nes se mobilisent,<span lang="fr-FR"> manifestent,</span> s’organisent pour influer sur la marche des choses. Il faut faire pression sur nos élu·es, écrire à nos député·es, à nos maires, au gouvernement, au président de la République pour exiger que la France assume ses responsabilités. Avec un peu de courage politique, <span lang="fr-FR">notre pays </span>pourrait très concrètement tenir ce rôle historique, qu’<span lang="fr-FR">il</span> a eu dans le passé. En utilisant son statut pour ouvrir des espaces à tous ces pays qui s’expriment mais que personne n’entend, en donnant davantage la parole aux pays du Sud, en faisant respecter le droit international et en le valorisant.</p><p class="western">Vous savez, je donne des conférences un peu partout et dans des milieux très divers. Eh bien, je suis étonnée du nombre de gens qui viennent me voir pour discuter, parfois très longuement, de la paix, de l’ONU. C’est un sujet qui, pense-t-on, n’attire pas les foules, mais qui intéresse pourtant un grand nombre de personnes.</p><p class="western"><b>Pour autant, </b><b>quel est le pouvoir réel de la société civile ? Pensez-vous qu’effectivement, on peut faire changer les choses ?</b></p><p class="western">Si je ne le pensais pas, je partirais à la campagne élever des chèvres ! Rappelez-vous que tous les droits qu’on a obtenu<span lang="fr-FR">s</span>, on les a conquis, en partant de rien. Cela peut paraître insurmontable, mais à un moment, il faut mener les combats parce qu’ils doivent être menés, pas parce qu’on est sûr de les gagner. Le combat pour la paix commence par la mobilisation de la société civile. Et là, il y a urgence il faut y aller.</p><p class="western"><b>Avez-vous en tête une recommandation supplémentaire ?</b></p><p class="western">Outre la pression citoyenne, je pense qu’il faut aussi faire des liens entre les différents milieux. Je suis très frappée de constater combien de gens luttent pour le droit international, l’humanisme, la paix, le respect et la dignité des plus vulnérables, mais agissent de manière isolée <span lang="fr-FR">chacun dans son domaine </span>: universitaires, ONG, enseignant·es, juristes, mais il n’y a pas de convergences car ces mondes ne se rencontrent pas. Or, ces luttes doivent se rejoindre et s’additionner. Il faut communiquer, créer des liens, faire circuler les idées, c’est essentiel.</p><p class="western"><strong>Jocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine</strong></p><p>Article publié le 29 juillet 2025 dans 50/50 magazine</p>								</div>
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									<p><strong>Jocelyne ADRIANT-MEBTOUL</strong>, présidente</p><p>Spécialiste des questions féministes à l&rsquo;international</p>								</div>
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		<title>#029 &#8211; Corinne AMORY BRUNET</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/029-corinne-amory-brunet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 17:05:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Première publication le 24/01/2025 La béninoise Corinne Amory Brunet est la première femme ambassadrice du Bénin en France. Apres avoir commencé une brillante carrière dans un grand groupe, elle a rejoint la diplomatie en 2023, tout en assumant son rôle de jeune maman. Elle partage avec nous sa détermination à promouvoir l’égalité des chances, l’éducation, et le développement durable dans un pays qu’elle décrit comme « un petit État plein de talents ». Ecouter</p>
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									<p><strong>Première publication le 24/01/2025</strong></p><p>La béninoise Corinne Amory Brunet est la première femme ambassadrice du Bénin en France. Apres avoir commencé une brillante carrière dans un grand groupe, elle a rejoint la diplomatie en 2023, tout en assumant son rôle de jeune maman.</p><p>Elle partage avec nous sa détermination à promouvoir l’égalité des chances, l’éducation, et le développement durable dans un pays qu’elle décrit comme « un petit État plein de talents ».</p>								</div>
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		<title>Anne-Cécile Robert : « Il y a une bataille culturelle à mener pour revaloriser les notions de collectif et de responsabilité envers autrui » 3/3</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-il-y-a-une-bataille-culturelle-a-mener-pour-revaloriser-les-notions-de-collectif-et-de-responsabilite-envers-autrui-3-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 16:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anne Cécile Robert est directrice adjointe du Monde diplomatique, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livres, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile. Dans les conflits actuels ce sont des gouvernants hommes qui décident unilatéralement d’user de la force plutôt que de la diplomatie multilatérale. Pour ne citer que ceux à la Une de l’actualité : Poutine, Trump ou Nethanyahu n’ont que faire du droit international et montrent leurs biceps. N’y a-t-il pas un lien évident entre pouvoir, violence et masculinité ? Je me pose pas la question en ces termes, parce que lorsque j’écoute Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, j’entends un homme qui défend à fond les valeurs de paix. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, aussi. Parallèlement, des femmes, dont certaines sont ministres aujourd’hui, ne défendent pas du tout des valeurs pacifistes et humanistes. La question est celle du pouvoir et de la conception qu’on a du pouvoir. Même dans les organisations de type progressiste, le pouvoir est souvent conçu de la même manière, c’est-à-dire vertical, unilatéral, parfois appuyé sur la coercition et la violence. Ce qui fait que quelque soit la personne qui l’exerce, elle l’exerce de la même manière . C’est à cela qu’il faut réfléchir. J’aime bien cette phrase de Michel Foucault : «Le pouvoir ne se prend pas, il s’exerce». La réflexion sur l’exercice du pouvoir reste très limitée. Qu’est-ce que c’est qu’un exercice collectif du pouvoir ? Qu’est-ce qu’un exercice partagé du pouvoir dans lequel chacun pourrait se reconnaître et qui profiterait à tous ? Je ne dis pas que c’est simple, mais je pense que ça s’éduque, ça se réfléchit. Nos sociétés éduquent très peu au collectif et favorisent en permanence les réflexes “individualistes”, renforcés par l’usage des réseaux sociaux, le narcissisme, etc. Il y a une bataille culturelle à mener pour revaloriser le collectif, les notions collectives, de responsabilité envers autrui. On est beaucoup dans des logiques de droit et très peu dans des logiques de devoir. L’une des caractéristiques de l’idéal républicain français sous la Troisième République, était que la logique des droits accompagnait la logique des devoirs. Et que plus vous aviez de pouvoir, plus vous aviez de devoirs. Cette notion des devoirs envers les autres, envers la collectivité, s’est amenuisée aujourd’hui. Elle était beaucoup plus puissante, il y a quelques décennies, dans les associations laïques, les associations communistes, les mouvements humanitaires, mais une bataille culturelle a été menée et a malheureusement favorisé une sorte de transformation de l’être humain en son propre produit, au détriment de ce qui le relie aux autres. Sans doute aussi parce que laisser le champ libre aux logiques verticales, est peut-être plus facile. Il faut donc réhabiliter la collectivité, l’écoute. Oui justement. Les femmes ont davantage été éduquées avec ces valeurs du collectif, de l’attention à l’autre. Et par exemple, on sait que lorsque des femmes participent aux négociations pour la paix, elles sont plus solides et plus durables. Ne pensez-vous pas que si il y avait un peu plus que les 10% actuels de chefs d’État et de gouvernement femmes, c’est-à-dire si on avait une société plus mixte au pouvoir, ce serait l’ouverture vers cet autre mode de gouvernance dont vous parlez ? Là encore, on retrouve l’enjeu des valeurs et qui les portent. Le fait qu’il y ait si peu de femmes est un problème en soi et c’est un problème parce que c’est le résultat d’une discrimination. Or, il y a la question des discriminations envers les femmes mais aussi, comme nous l’évoquions tout à l’heure, celles envers les pays du Sud, envers les classes sociales défavorisées, envers celles/ceux qui n’ont pas les outils culturels. Le constat selon lequel quand il y a plus de femmes aux tables de négociation, la paix est plus solide, ce n’est pas parce qu’elles sont nées femmes mais le résultat de mécanismes sociaux. C’est ce sur quoi il faut travailler : créer des espaces où il y a moins de discriminations, plus d’ouverture, plus de réceptivité à des modèles, des rapports sociaux différents. J’ai travaillé à une époque sur les sociétés africaines traditionnelles, il y avait culturellement, et jusqu’à présent, une mise en avant du collectif, des valeurs sociales par opposition aux valeurs individualistes, et ce, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes. Je pense qu’on a besoin de plus de ces valeurs africaines, on a besoin d’arbres à palabres, on a besoin de toutes ces choses que les sociétés africaines connaissent, dont Nelson Mandela parlait beaucoup, Kofi Annan également. C’est ce type de diversité qui est intéressant, c’est la diversité sociale, culturelle, intellectuelle qui nous manque aujourd’hui face à un modèle unique qui étouffe tout et qui, de plus, a trouvé ses limites aujourd’hui. Il faut qu’on ait des modèles de transmission et des modèles culturels et éducatifs qui favorisent la diversité des sensibilités, des appréhensions, quel que soit le sexe, sans assignation. Je suis convaincue qu’il faut vraiment arriver à universaliser la manière de poser les problèmes afin que personne ne se sente obligé d’être porte-parole de quelque chose s’il n’en a pas envie. Un mot de conclusion ? Ma conclusion, c’est qu’il faut que tou·tes les citoyen·nes, où qu’ils et elles soient, se mobilisent, parce que rien ne se fera, si on attend tout de celles/ceux qui nous dirigent. Que chacun·e prenne sa part pour essayer de changer le climat intellectuel et culturel actuel, qui est un climat d’affrontement, de guerre civile, de guerre mondiale. Il faut vraiment combattre ça. D’autant plus que cet état d’esprit guerrier peut être présent chez certains dirigeants, mais qu’il est loin d’être dominant dans la société. Propos recueillis par Jocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine Première publication le 31 juillet 2025 dans 50/50 magazine ... <a title="Anne-Cécile Robert : « Il y a une bataille culturelle à mener pour revaloriser les notions de collectif et de responsabilité envers autrui » 3/3" class="read-more" href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/anne-cecile-robert-il-y-a-une-bataille-culturelle-a-mener-pour-revaloriser-les-notions-de-collectif-et-de-responsabilite-envers-autrui-3-3/" aria-label="En savoir plus sur Anne-Cécile Robert : « Il y a une bataille culturelle à mener pour revaloriser les notions de collectif et de responsabilité envers autrui » 3/3">Lire la suite</a></p>
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									<p><strong>Anne Cécile Robert est directrice adjointe du Monde diplomatique, enseignante et essayiste. Face aux bouleversements du monde et aux risques d’une troisième guerre mondiale, cette spécialiste des institutions européennes et internationales, comme l’ONU, qui a écrit plusieurs livres, nous rappelle dans cet entretien les valeurs pacifistes et humanistes qui constituent sa grille de lecture du monde, son engagement pour la réhabilitation de la paix et sa foi dans le pouvoir de la société civile.</strong></p><p><strong>Dans les conflits actuels ce sont des gouvernants hommes qui décident unilatéralement d’user de la force plutôt que de la diplomatie multilatérale. Pour ne citer que ceux à la Une de l’actualité : Poutine, Trump ou Nethanyahu n’ont que faire du droit international et montrent leurs biceps. N’y a-t-il pas un lien évident entre pouvoir, violence et masculinité ?</strong></p><p>Je me pose pas la question en ces termes, parce que lorsque j’écoute Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, j’entends un homme qui défend à fond les valeurs de paix. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, aussi. Parallèlement, des femmes, dont certaines sont ministres aujourd’hui, ne défendent pas du tout des valeurs pacifistes et humanistes. La question est celle du pouvoir et de la conception qu’on a du pouvoir.</p><p>Même dans les organisations de type progressiste, le pouvoir est souvent conçu de la même manière, c’est-à-dire vertical, unilatéral, parfois appuyé sur la coercition et la violence. Ce qui fait que quelque soit la personne qui l’exerce, elle l’exerce de la même manière . C’est à cela qu’il faut réfléchir. J’aime bien cette phrase de Michel Foucault : «<em>Le pouvoir ne se prend pas, il s’exerce</em>».</p><p>La réflexion sur l’exercice du pouvoir reste très limitée. Qu’est-ce que c’est qu’un exercice collectif du pouvoir ? Qu’est-ce qu’un exercice partagé du pouvoir dans lequel chacun pourrait se reconnaître et qui profiterait à tous ? Je ne dis pas que c’est simple, mais je pense que ça s’éduque, ça se réfléchit.</p><p>Nos sociétés éduquent très peu au collectif et favorisent en permanence les réflexes “individualistes”, renforcés par l’usage des réseaux sociaux, le narcissisme, etc. Il y a une bataille culturelle à mener pour revaloriser le collectif, les notions collectives, de responsabilité envers autrui. On est beaucoup dans des logiques de droit et très peu dans des logiques de devoir.</p><p>L’une des caractéristiques de l’idéal républicain français sous la Troisième République, était que la logique des droits accompagnait la logique des devoirs. Et que plus vous aviez de pouvoir, plus vous aviez de devoirs. Cette notion des devoirs envers les autres, envers la collectivité, s’est amenuisée aujourd’hui. Elle était beaucoup plus puissante, il y a quelques décennies, dans les associations laïques, les associations communistes, les mouvements humanitaires, mais une bataille culturelle a été menée et a malheureusement favorisé une sorte de transformation de l’être humain en son propre produit, au détriment de ce qui le relie aux autres. Sans doute aussi parce que laisser le champ libre aux logiques verticales, est peut-être plus facile. Il faut donc réhabiliter la collectivité, l’écoute.</p><p><strong>Oui justement. Les femmes ont davantage été éduquées avec ces valeurs du collectif, de l’attention à l’autre. Et par exemple, on sait que lorsque des femmes participent aux négociations pour la paix, elles sont plus solides et plus durables. Ne pensez-vous pas que si il y avait un peu plus que les 10% actuels de chefs d’État et de gouvernement femmes, c’est-à-dire si on avait une société plus mixte au pouvoir, ce serait l’ouverture vers cet autre mode de gouvernance dont vous parlez ?</strong></p><p>Là encore, on retrouve l’enjeu des valeurs et qui les portent. Le fait qu’il y ait si peu de femmes est un problème en soi et c’est un problème parce que c’est le résultat d’une discrimination. Or, il y a la question des discriminations envers les femmes mais aussi, comme nous l’évoquions tout à l’heure, celles envers les pays du Sud, envers les classes sociales défavorisées, envers celles/ceux qui n’ont pas les outils culturels. Le constat selon lequel quand il y a plus de femmes aux tables de négociation, la paix est plus solide, ce n’est pas parce qu’elles sont nées femmes mais le résultat de mécanismes sociaux. C’est ce sur quoi il faut travailler : créer des espaces où il y a moins de discriminations, plus d’ouverture, plus de réceptivité à des modèles, des rapports sociaux différents.</p><p>J’ai travaillé à une époque sur les sociétés africaines traditionnelles, il y avait culturellement, et jusqu’à présent, une mise en avant du collectif, des valeurs sociales par opposition aux valeurs individualistes, et ce, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes. Je pense qu’on a besoin de plus de ces valeurs africaines, on a besoin d’arbres à palabres, on a besoin de toutes ces choses que les sociétés africaines connaissent, dont Nelson Mandela parlait beaucoup, Kofi Annan également. C’est ce type de diversité qui est intéressant, c’est la diversité sociale, culturelle, intellectuelle qui nous manque aujourd’hui face à un modèle unique qui étouffe tout et qui, de plus, a trouvé ses limites aujourd’hui. Il faut qu’on ait des modèles de transmission et des modèles culturels et éducatifs qui favorisent la diversité des sensibilités, des appréhensions, quel que soit le sexe, sans assignation. Je suis convaincue qu’il faut vraiment arriver à universaliser la manière de poser les problèmes afin que personne ne se sente obligé d’être porte-parole de quelque chose s’il n’en a pas envie.</p><p><strong>Un mot de conclusion ?</strong></p><p>Ma conclusion, c’est qu’il faut que tou·tes les citoyen·nes, où qu’ils et elles soient, se mobilisent, parce que rien ne se fera, si on attend tout de celles/ceux qui nous dirigent. Que chacun·e prenne sa part pour essayer de changer le climat intellectuel et culturel actuel, qui est un climat d’affrontement, de guerre civile, de guerre mondiale. Il faut vraiment combattre ça. D’autant plus que cet état d’esprit guerrier peut être présent chez certains dirigeants, mais qu’il est loin d’être dominant dans la société.</p><p><strong>Propos recueillis par Jocelyne Adriant-Mebtoul 50-50 Magazine</strong></p><p>Première publication le 31 juillet 2025 dans 50/50 magazine</p>								</div>
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									<p><strong>Jocelyne ADRIANT-MEBTOUL</strong>, présidente</p><p>Spécialiste des questions féministes à l&rsquo;international</p>								</div>
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		<title>#028 &#8211; Safina VIRANI</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/028-safina-virani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 15:35:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Première publication le 10/01/2025 L’ougandaise Safina Virani se définit comme une militante féministe radicale et une défenseuse des droits humains. À seulement 24 ans, elle est co-directrice de l&#8217;organisation Frauen Initiative Uganda (Initiative des femmes en Ouganda), qui fournit un soutien médical, juridique et psychologique aux femmes dans un pays où les violences domestiques et sexuelles demeurent le deuxième crime le plus répandu. A travers cet épisode, Safina nous parle de la réalité quotidienne des Ougandaises face à une société patriarcale, de ses actions pour la communauté LGBTQIA, et de son engagement pour l&#8217;autonomisation des femmes dans son pays. Ecouter</p>
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									<p><strong>Première publication le 10/01/2025</strong></p><p>L’ougandaise Safina Virani se définit comme une militante féministe radicale et une défenseuse des droits humains.</p><p>À seulement 24 ans, elle est co-directrice de l&rsquo;organisation Frauen Initiative Uganda (Initiative des femmes en Ouganda), qui fournit un soutien médical, juridique et psychologique aux femmes dans un pays où les violences domestiques et sexuelles demeurent le deuxième crime le plus répandu.</p><p>A travers cet épisode, Safina nous parle de la réalité quotidienne des Ougandaises face à une société patriarcale, de ses actions pour la communauté LGBTQIA, et de son engagement pour l&rsquo;autonomisation des femmes dans son pays.</p>								</div>
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		<title>#027 &#8211; Enrica DUNCAN</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/027-enrica-duncan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 14:50:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Première publication le 13/12/2024 La Brésilienne Enrica Duncan est cofondatrice de l&#8217;organisation Mapa do Acolhimento qui offre soutien et accompagnement aux survivantes de violences sexuelles et s&#8217;inscrit dans une lutte plus large contre les féminicides, un fléau qui touche particulièrement le Brésil, où une femme est tuée toutes les six heures. Originaire de Rio, Enrica raconte comment son parcours international a enrichi sa perspective féministe solidaire et intersectionnelle. Dans cet épisode, elle analyse la situation géopolitique de son pays, où les droits des femmes sont régulièrement menacés par les conservateurs et l&#8217;extrême droite. Elle revient sur l’importance de la Loi Maria da Penha, symbole d’espoir mais encore trop peu appliquée, et sur la nécessité d’une réponse urgente et efficace aux violences de genre. Ecouter</p>
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									<p><strong>Première publication le 13/12/2024</strong></p><p>La Brésilienne Enrica Duncan est cofondatrice de l&rsquo;organisation Mapa do Acolhimento qui offre soutien et accompagnement aux survivantes de violences sexuelles et s&rsquo;inscrit dans une lutte plus large contre les féminicides, un fléau qui touche particulièrement le Brésil, où une femme est tuée toutes les six heures.</p><p>Originaire de Rio, Enrica raconte comment son parcours international a enrichi sa perspective féministe solidaire et intersectionnelle.</p><p>Dans cet épisode, elle analyse la situation géopolitique de son pays, où les droits des femmes sont régulièrement menacés par les conservateurs et l&rsquo;extrême droite.</p><p>Elle revient sur l’importance de la Loi Maria da Penha, symbole d’espoir mais encore trop peu appliquée, et sur la nécessité d’une réponse urgente et efficace aux violences de genre.</p>								</div>
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		<title>#026 &#8211; Claudine MONTEIL</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/026-claudine-monteil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 15:51:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Première publication le 29/11/2024 La Française Claudine Serre Monteil est une féministe historique, écrivaine, historienne, et diplomate de carrière. Amie proche de Simone de Beauvoir, elle fut la plus jeune signataire du célèbre Manifeste des 343 et a dédié sa vie à défendre les droits des femmes. Avec passion, elle revient sur son parcours marqué par ses combats pour le droit à l’IVG, son engagement auprès des institutions internationales pour les droits des femmes, et sa détermination à transmettre son héritage féministe aux nouvelles générations. Claudine Serre Monteil nous parle également de son enfance dans une famille de scientifiques exceptionnels et de ses projets actuels, toujours guidés par une quête de justice et de liberté. Ecouter</p>
<p>L’article <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com/026-claudine-monteil/">#026 &#8211; Claudine MONTEIL</a> est apparu en premier sur <a href="https://femmesdumondeetreciproquement.com">FEMMES DU MONDE ET RECIPROQUEMENT</a>.</p>
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									<p><strong>Première publication le 29/11/2024</strong></p><p>La Française Claudine Serre Monteil est une féministe historique, écrivaine, historienne, et diplomate de carrière.</p><p>Amie proche de Simone de Beauvoir, elle fut la plus jeune signataire du célèbre Manifeste des 343 et a dédié sa vie à défendre les droits des femmes.</p><p>Avec passion, elle revient sur son parcours marqué par ses combats pour le droit à l’IVG, son engagement auprès des institutions internationales pour les droits des femmes, et sa détermination à transmettre son héritage féministe aux nouvelles générations.</p><p>Claudine Serre Monteil nous parle également de son enfance dans une famille de scientifiques exceptionnels et de ses projets actuels, toujours guidés par une quête de justice et de liberté.</p>								</div>
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		<title>#025 &#8211; Teodomira ROSALES SIERRA</title>
		<link>https://femmesdumondeetreciproquement.com/025-teodomira-rosales-sierra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 15:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mexique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Première publication le 15/11/2024 La Mexicaine Teodomira Rosales Sierra est avocate et défenseuse des droits fondamentaux humains.  Directrice du Centre régional des droits humains à Guerrero, elle se consacre à la protection des victimes de déplacements forcés, de disparitions et de violences sexuelles, dans un pays, et une région,  où l&#8217;insécurité et la violence sont omniprésentes et continuent d&#8217;augmenter.  Afro-indigène, elle a dû se battre d&#8217;abord au sein de sa propre communauté pour accéder à l&#8217;éducation et échapper aux normes imposées ainsi qu&#8217;aux violences domestiques et conjugales.  Son engagement l&#8217;a conduite à lutter pour un droit aussi fondamental que l’accès à l’eau pour les communautés autochtones et les femmes de sa région, au risque de sa propre vie, plusieurs fois menacée. Elle vit aujourd&#8217;hui sous protection avec ses quatre enfants. Ecouter</p>
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									<p><strong>Première publication le 15/11/2024</strong></p><p>La Mexicaine Teodomira Rosales Sierra est avocate et défenseuse des droits fondamentaux humains. </p><p>Directrice du Centre régional des droits humains à Guerrero, elle se consacre à la protection des victimes de déplacements forcés, de disparitions et de violences sexuelles, dans un pays, et une région,  où l&rsquo;insécurité et la violence sont omniprésentes et continuent d&rsquo;augmenter. </p><p>Afro-indigène, elle a dû se battre d&rsquo;abord au sein de sa propre communauté pour accéder à l&rsquo;éducation et échapper aux normes imposées ainsi qu&rsquo;aux violences domestiques et conjugales. </p><p>Son engagement l&rsquo;a conduite à lutter pour un droit aussi fondamental que l’accès à l’eau pour les communautés autochtones et les femmes de sa région, au risque de sa propre vie, plusieurs fois menacée. Elle vit aujourd&rsquo;hui sous protection avec ses quatre enfants.</p>								</div>
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